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Le procédé de désencrage consiste à éliminer toutes les matières non fibreuses contenues dans les papiers récupérés.
Dans deux grosses cuves rotatives, les papiers récupérés sont mélangés à de l'eau chaude, du peroxyde d'hydrogène (eau oxygénée) et du savon. Cette opération a pour but de faire gonfler les fibres et de les mettre en suspension, de provoquer la séparation encre/fibres (l'encre s'accroche alors aux bulles de savon) et de blanchir la pâte. A ce stade, les plus grosses impuretés sont éliminées : morceaux de plastique ou de carton, CD-rom, cailloux…
Ensuite, des épurations de plus en plus fines, au moyen de tamis ou par la force centrifuge, permettent l'élimination des plus petites impuretés (petits morceaux de verre, de plastique ou de carton, agrafes, sable, colle, vernis…)
Une fois la pâte débarrassée de toutes ses impuretés, elle passe dans des cuves successives appelées cellules de flottation. Là, on injecte de fines bulles d'air et les bulles de savon, chargées d'encre, s'accrochent aux bulles d'air. L'ensemble remonte à la surface et forme les boues de désencrage qui sont éliminées par écrémage.
Une fois le degré de désencrage souhaité obtenu, c'est-à-dire lorsque la pâte atteint la blancheur désirée, elle est épaissie et stockée dans des silos. Le procédé a un rendement de l'ordre de 80 % et l'atelier a une capacité journalière de 1 200 tonnes de pâte.
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